www.soleil-marmailles.com
Un grand merci aux Inner Wheel qui nous ont encore une fois soutenus. Merci pour la confiance qu'elles nous témoignent.
Elles ont financé la deuxième salle de classe de l'école Margarette. Rappelons qu'en début d'année scolaire les élèves les plus grands ont dû quitter notre petite structure afin de laisser la place aux plus jeunes. Ces « grands », âgés d'environ 14 ans, ont de nouveau été livrés à eux mêmes. Grâce à cette salle de classe nous pourrons continuer leur éducation. Cette éducation poursuivra l'enseignement classique mais laissera une large place à l'apprentissage de l'agriculture. Nous les préparerons à entrer dans la vie active.
Madame Jeanne GUERIN, Présidente Nationale, et Marilynn CAMALON, gouverneur du district 920, nous ont fait l'honneur de venir dans notre village au bout du monde pour inaugurer la construction fraîchement terminée. L'ambiance a été festive pour le bonheur des petits et des grands. Les élèves ont remercié à leur manière les donatrices : chants et danses n'ont pas manqué. Quant au Inner Wheel, elles ont rappelé aux parents l'importance de l'éducation de leurs enfants et notamment celle des petites filles.
En plus du financement de la salle de classe, la délégation des Inner Wheel n'est pas venue les mains vides. Elles ont apporté des fournitures scolaires. Une autre manière de rappeler le but de leur engagement : l'éducation.
Tiana RAZAFINTSALAMA
Vice Président
Soleil Marmailles
Parmi les projets financés cette année par la fondation d’entreprise Bel, la construction d’une nouvelle salle de classe à Amparihibé, village type de la région du Bongolava à Madagascar. Une action menée par l’association Soleil Marmailles et présentée par Nathalie Marcel, contrôleur de gestion industriel au sein de la Zone Bel International, et marraine engagée.
Pouvez-vous nous présenter l’association Soleil
Marmailles ?
L’association a été fondée en 2006 par des personnes qui travaillent dans une clinique de l’Île de la Réunion. Sensibles aux problématiques qui touchent à
l’enfance, elles ont souhaité mettre leur courage et leur détermination au service d’une cause qui leur est chère : le développement de Madagascar par l’éducation des enfants. Pourquoi Madagascar
? Initialement, les membres malgaches de l'association ont voulu faire découvrir leur pays et montrer que derrière l’image de misère de l’île, il existe également des initiatives solidaires
porteuses d’espoir. Ensuite, la proximité de la Réunion et de Madagascar a fait le reste.
Quelles sont les missions de l’association ?
Soleil Marmailles - à noter que marmaille en créole signifie enfant – a pour but d’aider les jeunes malgaches dans les domaines de l’éducation, de l’alimentation et
de la santé. Il faut préciser que Madagascar est à ce jour l’un des pays les plus pauvres du monde : 50% de la population vit en-dessous du seuil de pauvreté. Comme dans beaucoup de pays en voie
de développement, l’économie locale repose sur l’agriculture, qui fait vivre quatre habitants sur cinq. Il convient également de mentionner que les disponibilités alimentaires sont insuffisantes
et trop peu diversifiées pour couvrir les besoins énergétiques et nutritifs des individus : un tiers des malgaches est sous-alimenté. C’est pour palier ce triste constat que l’association se bat
pour, entre autres, aider les enfants à acquérir une autosuffisance alimentaire tant sur le plan quantitatif que qualitatif, et ce dans le plus grand respect de l’environnement.
Pourquoi avoir choisi de soutenir cette association ?
Tout d’abord, je suis originaire de Madagascar et cela me tenait à cœur de m’impliquer dans un projet basé dans ce pays que je connais bien. Alors que Madagascar
est réputé pour ses paysages de carte postale, la majeure partie du pays souffre de sérieuses dégradations environnementales. Les forêts tropicales ont été sévèrement décimées et les sols sont de
moins en moins fertiles en raison de l’érosion. Aujourd’hui, la survie des habitants dépend de l’usage des ressources naturelles : ils doivent apprendre à vivre de la terre qui les nourrit et à
exploiter habilement les ressources auxquelles ils ont accès. Les enfants sont le monde de demain et l’espoir de Madagascar réside dans leur éducation via un apprentissage des notions agricoles
essentielles. C’est un projet capital pour les enfants d’Amparihibé à qui le programme est destiné. Bel International s’est mobilisé autour de la cause de ces enfants : un membre de l’équipe
rendra visite à l’association lors d’un prochain déplacement dans ce pays
Quelle est votre implication au sein de l'association ?
J’ai rejoint le projet entraînée par une collègue malgache, qui s’est mobilisée pour l’association et a monté le dossier avec le vice-président de Soleil Marmailles. Elle ne fait plus partie du
Groupe, mais j’ai poursuivi activement l’engagement qu’elle avait pris. Avec les différents interlocuteurs et membres de l’association, nous souhaitons tisser une toile pour développer ensemble
les projets en cours et à venir et plus généralement contribuer, chacun à notre niveau et en fonction de nos savoir-faire respectifs, au développement des enfants malgaches. J’aime cette
association et je m’y engage à 100% durant mon temps libre. Je suis de près le projet et reste en contact avec l’association pour la coordination de projets, le devis précis des
travaux…
Quelle est la nature du projet financé ?
Grâce aux fonds versés par la Fondation, nous allons construire une deuxième salle de classe au sein de l’unique ferme-école du village d’Amparihibé (il y a deux
autres écoles à Amparihibé : une école publique et une école confessionnelle). Actuellement, l’établissement scolarise quarante élèves âgés de 8 à 14 ans. Cette seconde salle de classe permettra
la prise en charge des jeunes de 14 ans à 16 ans qui recevront une instruction générale certes, mais faisant une part belle à l’agriculture afin de les préparer à leur vie de demain. Pour être
durable, l’enseignement agricole sera axé sur le respect de l’environnement, le reboisement est d’ailleurs au programme.
Y a-t-il d’autres projets en cours ou à venir ?
En effet, parallèlement à la construction de la salle de classe, nous allons mettre en place ce qui sera l’équivalent d’un contrat d’apprentissage et qui aura deux
objectifs majeurs : combler les lacunes encore trop importantes en matière d’alphabétisation, et acquérir les bonnes pratiques et les techniques agricoles éprouvées, système de riziculture
intensive et rotation des cultures notamment, pour cultiver plus et mieux. A terme, nous espérons que ce contrat d’apprentissage permettra aux enfants d’Amparihibé de produire des denrées
agricoles en quantités suffisantes pour assurer l’alimentation de la population et du village tout entier.
Quelques amis de métropole sont venus apporter un peu de bonheur à nos petits d'Amparihibe.
Nous avons offert quelques habits aux enfants qui ont été ravis !
Nous avons profité de leur venue pour faire une « opération brosses à dents ». Alain s'est donné à cœur joie pour montrer aux élèves de l'école Margaret l'art et la manière de se brosser les dents.
Tout ce petit monde a apprécié ces moments passés ensemble.
Tiana RAZAFINTSALAMA.
Vice Président.
Cette année sera marquée par la construction de deux salles de classe supplémentaires.
L'une est financée par les Inner Wheel , qui sont à l'origine de l'école Margarett.L'autre est financée par la Fondation du Groupe Bel. Nous remercions vivement ces deux organisations pour leur confiance.
Les fondations de la première salle ont été débutées par les villageois. Les premiers parpaings sont arrivés. Le reste du matériel ne devrait pas tarder. Le début des travaux est prévu pour début février avec une inauguration de la première construction début avril.
Les travaux pour le deuxième bâtiment devraient commencer courant avril et être terminés début juillet.
La réalisation de ces deux salles nous permettra de résoudre un de nos plus grands problèmes : que faire des enfants ayant suivis un enseignement durant 3 ans à l'Ecole Margarett et qui ont dû laisser la place aux plus jeunes ? Ils avaient été de nouveau laissés à leur sort en début d'année sans perspective d'avenir.
Ces deux salles de classe permettront à ces enfants de parfaire leur éducation. Nous leur proposerons un contrat d'apprentissage. Une partie de leur temps sera consacrée à l'enseignement générale et l'autre partie à la pratique agricole. Le but est de les insérer progressivement à la vie active. Ainsi, ils commenceront à produire pour l'école et pour eux-même. La transition vers leur autonomie alimentaire se fera progressivement.
Nous prendrons ainsi en charge environ 120 élèves. Les « anciens » reviendront continuer leurs études et des enfants des écoles publique et confessionnelle compléteront l'effectif. Monsieur Fidélis et Monsieur René assureront dans un premier temps l'enseignement. Une assistante les aidera dans leur tâche.
Tiana RAZAFINTSALAMA Vice président.
Les nouvelles d'Amparihibe sont excellentes.
Les enfants sont très bien pris en charge par Monsieur Fidélis, l'instituteur. Ils sont vraiment assidus.
L'école confessionnelle du village a d'ailleurs pris exemple sur nous. Lorsqu'un enfant est absent sans justification trois jours de suite, il est renvoyé...
La construction d'une deuxième école vient à point. L'Ecole Margarette a maintenant 3 ans. Les élèves qui ont commencé dès l'ouverture, qui avaient alors 10 ou 11 ans, ont aujourd'hui 13 et 14 ans. Ils doivent laisser la place aux petits. Cette situation soulève deux problèmes : les grands sont de nouveau livrés à eux même et ces enfants qui pourraient commencer à être plus productifs quittent notre structure. Nous perdons ainsi une chance d'être autonome.
Enfin, beaucoup de parents ont aidé pour le labour du champ des enfants. Les années précédentes, ils étaient peu nombreux. Ils ont en pris conscience de la nécessité d'un investissement personnel dans l'éducation de leurs enfants... C'est un grand pas !
Tiana RAZAFINTSALAMA
Vice Président
Soleil Marmailles
L’accès à l’eau fera partie des grands défis des années à venir. A Amparihibe nous avons commencé à relever ce challenge. Nous avons construit quatre puits durant les 6 années de présence sur place.
Le forage est fait par des artisans locaux. C'est un point auquel nous tenons. Ainsi nous avons acquis une certaine expérience en la matière. Les puits font en moyenne 25 m de profondeur.
Le système d’adduction d’eau nous pose encore quelques problèmes. Le moyen le plus efficace et le plus simple est le seau attaché à une corde… En fait, nous avons tenté deux systèmes plus modernes qui respectent l’environnement
Dans notre souci de vouloir faire tout « vita malagasy » ou « fait à Madagascar », nous avons construit une éolienne à Antananarivo. Le problème majeur est l'usure mécanique. L'éolienne a bien fonctionné 6 mois puis l’usurel des différentes pièces a commencé et a nécessité le démontage de tout le système qui s'avère rapidement très contraignant. Un démontage mobilise souvent 3 à 4 personnes pendant une demi-journée. Sans compter les incessants aller-retours d'Amparihibe à Tana pour réparer les pièces défectueuses.
Le don des Inner Wheel d'une pompe électrique d'adduction d'eau par panneau solaire au dispensaire a fait naître un nouvel espoir. La technologie locale étant décevante, nous nous tournions vers une technologie moderne qui a fait ses preuves.
Notre bonheur n'a été que de courte durée... Rapidement le « régulateur » a rendu l'âme. Le grand problème dans ce cas est de trouver dans le fin fond de la brousse un technicien capable de réparer et d'entretenir le dispositif électronique.
Nous pensons avoir trouvé la perle rare en la personne de Monsieur Rado. Il a dépanné notre système d'éclairage par panneau solaire...
La réparation du « régulateur » de la pompe d'adduction d'eau est prévue pour fin juillet. Nous vous tiendrons au courant...
Tiana RAZAFINTSALAMA
Un grand merci aux Anciens Saint Michel de France pour leur don de 400.000 ariary pour la mise en place d'un grenier communautaire à Amparihibe.
Il faut rappeler qu'en fin d'année 2009 un de nos élèves avait fait une crise convulsive d'hypoglycémie en plein cours. Nous avions alors décidé de créer un grenier communautaire afin d'éviter que le problème ne survienne de nouveau.
A ce jour, les paysans vendent leur riz à des prix dérisoires au moment de la récolte, d'avril à juin. Les prix de vente sont très faibles car l'offre est abondante. De plus, les villageois ont besoin d'argent pour les diverses fêtes de l'hiver austral : fête de l'indépendance, retournement des morts, circoncisions... La plupart des foyers n'auront pas suffisamment de riz à partir d'octobre.
Sur le plan comptabilité, le prix de vente du paddy aux collecteurs est aujourd'hui d'environ 300 ariary le kilo et il sera racheté à 2 000 ariary au moment de la pénurie. Au 6 juin 2010 nous avons acheté environ 500 kg de paddy à 370 ariary. Il reste en espèce un peu plus de 200 000 ariary. Avec l'approche de la fête de l'indépendance, il est à parier que cette somme sera entièrement utilisée. Les paysans fixeront eux-mêmes le prix auquel ils rachèteront ce riz pendant la période de soudure. Ce prix sera bien-sûr bien inférieur au cours réel. Mais ce prix devra tenir compte des pertes diverses et notamment celles engendrées par les rats qui pullulent depuis que le magasin de stockage existe...
Seules les familles qui participent au grenier communautaire bénéficieront de cet avantage. Nous espérons ainsi éviter les crises convulsives par hypoglycémie des enfants de l'école Margarett.
La somme, 400 000 ariary, est parfaite pour notre début. Elle n'est pas trop importante et permet à tout le monde de s'adapter à ce système. Pour les paysans c'est un chiffre qu'ils peuvent aisément intégrer. Pour nous, l'investissement est raisonnable. Enfin pour les collecteurs, leur perte est insignifiante ce qui nous prémunit d'une riposte qui peut être violente...
Encore merci à l'ASMF !
Tiana RAZAFINTSALAMA
Vice président de Soleil Marmailles.
www.soleil-marmailles.com