Nous avions prévu d'inaugurer la nouvelle salle de classe financée par la Fondation d'entreprise Bel pour les murs et par les Anciens de Saint Michel de France (ASMF) pour les tables et bancs.
Malheureusement le pont de la Sakay, à mi-chemin entre Tanà et Amparihibe, était hors d'usage. Ce pont a été victime des voleurs de ferrailles. Ils ont cassé le béton pour récupérer les armatures
en fer. Ainsi, la structure a été fragilisée et s'est affaissée en son milieu. Cet accident illustre l'état du pays aujourd'hui et le travail à réaliser. Toutefois, les nouvelles téléphoniques
sont plutôt bonnes. Les 82 enfants inscrits sont assidus et suivent régulièrement les cours d'alphabétisation et d'agriculture.
La construction du poulailler de l'école Margarett a bien avancé. Les murs sont montés, il ne reste plus que le toit en chaume à poser.
Ci-contre, les enfants de l'école ramassent la terre des enclos de zébus pour fertiliser leurs champs grâce à cet engrais « bio ».
A quelque chose malheur est bon... J'ai profité de mon court séjour en Terre Rouge pour faire un point plus approfondi sur nos activités sur Tanà. Notamment, j'ai pu apprécier l'avancement de la
maison d’accueil des enfants de la rue et discuter avec les mères de familles qui ont bénéficié des micro-crédits.
Le gros œuvre de la maison d'accueil est quasiment terminé. Un grand bravo à Nadia. La finition pourra se faire petit à petit. Les réunions mensuelles des Enfants de la rue qui se faisaient
jusque là en plein air pourront se faire rapidement dans la nouvelle salle. Désormais, ces rencontres ne seront plus soumises au bon vouloir de dame pluie.
En ce qui concerne les micro-crédits, les choses se présentent bien. Rappelons que nous avions prêté 40 euros à quatre mères de famille début juillet pour « capitaliser » leur
micro-entreprise. Ces petites affaires consistaient surtout à des petits commerces : achat et vente de ferrailles, ventes de charbons et haricots... Nous avions prêté aussi, 40 euros à un
agriculteur.
Les remboursements n'ont posé que peu de problèmes pour les mères de famille. Elles ont pu rembourser régulièrement voire en avance pour deux d'entre elles. L'agriculteur a eu plus de difficulté,
sa production n'a pas été à la hauteur des ses espérances. Il n'a pu pas pu rembourser son prêt mais pense pouvoir le faire dans les semaines qui viennent.
Pour toutes les familles cet apport d'argent a permis de changer leur vie. Le principal changement est l'amélioration de leur alimentation. Les familles ont toutes pu manger mieux, celles qui ne
mangeaient qu'une fois par jour ont maintenant trois repas quotidiens. De plus, elles ont pu subvenir à des besoins qu'elles n'arrivaient pas à honorer jusque là : électricité et fournitures
scolaires. A ces bénéfices palpables s'ajoutent d'autres sources de satisfaction. Jusque là, les familles empruntaient à des usuriers qui les étouffaient. Un autre effet collatéral est la mise en
place d'une économie entre les différents villageois emprunteurs. L'agricultureur vendra sa production aux commerçants.
Enfin, un grand merci à l''ASMF a fait un don pour permettre de financer 5 autres projets de micro-crédits.
Partager l'article !La lettre de novembre 2011 d'amparihibé:
Nous avions prévu d'inaugurer la nouvelle salle de classe financée par la Fondation d'entreprise Bel ...